L'affaire Deschacht a beaucoup fait parler d'elle dans le petit monde du football belge durant la fin de l'année 2016. Pour rappel, Olivier Deschacht, pilier du Sporting d'Anderlecht, est accusé, avec son frère Xavier, d'avoir parié sur des matches auxquels il participait...
Le désir de faire un exemple ?
La
Commission des jeux de hasard a rendu il y a peu son verdict. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'y est pas allée de main morte. Elle réclame en effet pas moins de 100 000 € à chacun des deux frères, coupables à ses yeux de fautes graves. Le phénomène des paris (truqués ou non) n'est pas neuf dans le monde du sport. C'est pourquoi de nombreuses fédérations sportives, dont l'Union belge de football, interdisent purement et simplement à leurs membres, quelle que soit leur fonction, d'effectuer des paris sur les matches les impliquant d'une manière ou d'une autre (rencontres auxquelles ils participent, épreuves dans lesquelles ils sont inscrits, etc.). La sanction se veut exemplaire, mais les présumés coupables ont encore la possibilité de faire appel.
De fâcheux précédents
Ce n'est malheureusement pas la première fois qu'un scandale de ce genre éclate. Un joueur de tennis, le Français Constant Lestienne, classé au-delà de la 150e place mondiale, a par exemple été condamné à une longue suspension pour de nombreux paris sur le tennis. Dont un de... 2,90 € sur la finale de Roland-Garros 2015 ! Il faut dire que l'ATP se montre intransigeante, ayant fait signer à ses joueurs pros une charte en avril 2015 les engageant à ne pas miser un seul centime sur leur sport. Il y a quelques mois, c'est Joey Barton (Glasgow Rangers – aujourd'hui Burnley) qui s'était retrouvé dans l’œil du cyclone, la fédération écossaise ayant pris le même genre de dispositions.